23 juillet 2005
It took me a certain time to be comfortable in this city, which however appears very well organized. Fortunately riding a bicycle was a good idea. I haven't been everywhere, Beijing is huge, but I discovered some interesting places that I have never found otherwise.
First of all I have seen a lot of Hutong (traditional Beijing houses). Most of them will disappear before the olympic games. Big buildings grow everywhere every day. Like in Shanghai. Shopping malls also.
The red flags float everywhere in the sky of Beijing, the brown shirts take care of the traffic. Beijing is red. Police State which demonstrates with a lot of energy its authority. Good women and good men, with their red flag, try to control the traffic sometimes in a very abusive way. There are a lot, each traffic light has one. But everyone gets nervous and becomes aggressiv for nothing. Sometimes it's scary.
On monday I will be in Xian. To see the terra cotta army. It is the beginning of the silk road. I will continue then on Langzhou in Gansu. To locate you the place, it is west of Beijing below Inner Mongolia. Mongolia is between Siberia and China. Inner Mongolia belongs to China. The goal is to reach the more west city : Kashkar. The border with the Central Asia. Still a small night in the train : 14 hours
Voila j'ai trouve un nouvel endroit dans lequel je peux m'installer raisonnablement deux bonnes heures a taquiner la souris.
Aujourd'hui, il pleut comme vache qui p... J'ai eu le nez creux puisque je devais partir pour la muraille. Et j'y suis pas allee.
La pluie. Je revais de cela depuis que je suis arrivee. Enfin l'air est respirable. Bien, arretons la les considerations meteorologiques.
Il m'a fallu un certain temps pour trouver mes reperes dans cette ville, qui pourtant parait terriblement bien organisee. Evidemment je ne devrais pas me fier a mon instinct pour l'orientation. Ma boussole naturelle est completement dereglee ou bien inexistante. Heureusement mes escapades a velo ont facilite les choses. Je ne peux pas dire que je suis allee partout, cela serait bien pretentieux vu la taille de cette ville. Mais j'ai pu decouvrir certains endroits, vers lesquels mes petits pieds ne m'auraient jamais portee.
Tout d'abord je tenais absolument a voir les Hutong (habitats traditionnels des Pekinois). La plupart d'entre eux connaissent leur derniere heure, l'echeance des jeux olympiques se faisant de plus en plus pressante. Eh oui, partout en Chine, dans les grandes villes, le paysage urbain est reorganise. On detruit les petites rues, jugees insalubres pour eriger de grands immeubles. On parle de Shanghai mais Pekin se debrouille assez bien dans l'affaire. Je ne compte plus tous les shopping mall croises sur ma route. Ici comme chez sa consoeur, les ouvriers travaillent d'arrache-pied, de nuit comme de jour. J'ai vu, a ma grande surprise, toute une ribambelle de bons hommes, creuser une tranchee, sous des lampes a haut voltage, pour repousser les contraintes du temps. Vision surrealiste, un peu terrifiante du progres.
C'est une course folle contre la montre dans laquelle s'est engagee la Chine. Elle reve d'arriver au niveau economique des grandes puissances. Le challenge est difficile si elle cherche aussi a garder ses traditions. Cependant contrairement a Taiwan, le regime communiste a fait deja une bonne partie du menage. Je n'ai vu que tres peu de temples, et les chinois continentaux ne brulent que tres rarement de l'encens ou de la monnaie pour les morts. Peu d'offrandes a l'entree des magasins.
Les drapeaux rouges flottent un petit partout dans le ciel de Pekin, les chemises brunes s'assurent du bon fonctionnement de la circulation. Pekin est rouge. Etat policier qui demontre a grands renforts son autorite. Petits bonshommes et petites bonnes femmes font la loi dans la rue, avec leur drapeau rouge, parfois de maniere tres abusive. Ils sont nombreux, a chaque feu. Gare a vous si vous depassez la ligne. Helas, tout cela s'effrite et il n'est pas rare de voir des echanges verbaux muscles entre usagers et chemises brunes. Certains hautement antipathiques, froncent du sourcil, en vain, les temps ont change. Ca gueule a Pekin. Pour des betises souvent, la violence sous-jacente peut inquieter le pauvre badaud comme moi.
Pekin n'est pas vraiment rock'n'roll. Plutot serieux le Pekinois. Parfois austere, elle est tres belle sous la pluie. Ses paves gris y sont surement pour quelque chose. On imagine que beaucoup de gens y habitent mais les rues sont rarement bondees de monde. L'accent est infernal. Je n'y comprends rien. Ils n'utilisent pas les memes expressions qu'a Taiwan. Par exemple, le 1 se dit differemment. J'ai mis du temps a comprendre.
Mais des qu'on se promene dans certains Hutong, les rues s'animent, surtout le soir. Chacun sort sa petite chaise, pour taper la causette ou pour taper le carton. Dans ces memes quartier se cotoient gargottes trad et cafes branches.
C'est difficile de se faire une idee precise de la capitale. Lieu de pouvoir, ville touristique, capitale des affaires, bastion des traditions populaires. Je suis un peu perdue.
Si tout va bien, des lundi,je serai a Xian. Pour voir l'armee des soldats en terre cuite. C'est le debut de la route de la soie. Je continuerai ensuite sur Langzhou dans le Gansu. Pour vous situer l'endroit, c'est a l'ouest de Pekin en dessous de la Mongolie Interieure. La Mongolie est entre la Siberie et la Chine. La Mongolie Interieure appartient a la Chine. Le but est d'atteindre la ville la plus a l'ouest : Kashkar. La frontiere avec l'Asie centrale. Encore une petite nuit dans le train.
Et puis, j'en profite pour souhaiter la bienvenue a Margaux, et j'adresse mes felicitations aux Papa et la Maman.
22 juillet 2005
Beijing la grise
Apres quelques jours dans une auberge de jeunesse sympa mais un peu eloignee de tout, j'ai decide de bouger. Pour l'occasion j'avais repere une autre auberge de jeunesse, dans une maison ancienne. Elle est vachement belle mais (y'a toujours un mais !), ses infrastructures sont cheres et pas pratiques. Notamment le tarif horaire pour l'acces a internet. En bonus, j'ai droit a du Celine Dion.
Je ne reste plus que deux nuits a Pekin. Je devrais survivre. Hier je me suis trainee dans la Cite Interdite. Bien sur, c'est imposant, et surtout tres grand. La capitale a beau se trouver au Nord, on creve litteralement de chaud sur les paves gris qui recouvrent des rues interminables. Vous pouvez imaginer dans les edifices de la Cite Interdite, il est impossible d'echapper au destin cruel qui frappe chaque Pekinois : fondre en eau.
Justement, aujourd'hui, il pleut et cela me laisse l'espoir de tenter l'ascension de la muraille de Chine, demain. En effet la temperature risque de diminuer. Parce que selon de nombreux temoignages, ceux qui ont grimpe ces derniers jours ont vecu un calvaire. Apres tout je suis en vacances et je n'ai pas envie de laisser ma peau sur la muraille la plus celebre du monde.
Pour ceux qui liraient ce message entre temps, il n'est pas fini. Je prefere trouver un endroit plus economique, histoire de passer du temps a vous raconter Beijing.
20 juillet 2005
De Hangzhou a Beijing
Apres une nouvelle nuit de train, portee par le flot de la foule (beaucoup beaucoup de gens prennent le train), constamment en mouvement, je suis les courants et contre-courants qui animent Pekin. Jusqu'a la place Tienanmen, ammenagement tres communiste, tres rigoureux de l'espace. Le Beau par le Vide. Tienanmen est vide. Malgre les touristes qui s'y bousculent, elle reste vide, imperturbable. Mais elle est ideale pour les cerf-volant. Et les gamins prennent leur elan, courent d'un bout a l'autre de la place, comme eux seuls peuvent le faire. Mao, du haut de sa tres grande importance, ne represente pas grand-chose par rapport aux minces feuilles de papier decoupe, qui s'elevent parfois de maniere tres capricieuse, dans le ciel brumeux de Pekin.
Arrivee hier matin, Pekin reste une grande inconnue. Aujourd'hui j'adopte le mode de locomotion chinois : la bicyclette. Se transporter est reellement complique, autant adopter le deux roues.
Petit retour en arriere. J'ai passe le week end aux alentours de Shanghai : Tongli et Hangzhou. Deux endroits magnifiques. La premiere ville est traversee par de multiples canaux. Elle a le charme des villes du Sud. Ca respire la farniente. Au lieu d'y boire, des boissons alcoolisees au saveur d'anis. On deguste du the, a toute heure. J'y serai bien rester des journees entieres, a rien faire, poser sur une marche, a attendre que l'eau s'ecoule.
Hangzhou est une ville tres ancienne. Elle vit principalement autour de son lac : Xihu, qui est immense. Une merveille de la nature, que les Chinois ont embelli, grace a des ponts, des temples, des cafes, des jardins, des fleurs de lotus. En Chine, on dit que Suzhou et Hangzhou representent le paradis sur terre. Malheureusement une journee ne suffit pas. J'aimerais tellement y revenir, elle a un petit air de Kyoto.
Je prepare serieusement la suite de mon periple qui devrait se continuer vers les grandes etendues de l'Ouest : le Xinjiang. Mon idee se precise, et la route de la soie se profile. En chameau ou a cheval ?



